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Gestalt therapy

Liệu pháp Gestalt

Thứ Sáu 16, Tháng Ba 2007

- Liệu pháp chữa trị của môn phái tâm lý học Gestalt (Gestalt bắt nguồn từ động từ tiếng Đức gestalten, có nghĩa là "vun đắp, tạo dáng, cấu trúc") dựa trên sự phân tích kinh nghiệm "tại đây, lúc này" và trách nhiệm cá nhân.

La Gestalt-therapie, aussi appelée Gestalt, est une psychothérapie qui analyse l’expérience "ici et maintenant" et la responsabilité personnelle. La Gestalt-therapie fut créée notamment par Fritz Perls, un psychiatre et psychanalyste allemand, émigré en Afrique du Sud puis aux USA, son épouse Laura Perls et Paul Goodman. L’ouvrage fondateur est intitulé Gestalt Thérapie; co-écrit avec Paul Goodman et Ralph Hefferline, il est paru en 1951.

Gestalt vient du verbe allemand gestalten, qui signifie « mettre en forme, donner une structure ».

Sommaire

  • 1. Description
  • 2. Objectifs
  • 3. Particularité : une focalisation sur le processus
  • 4. Bibliographie
  • 5. Voir aussi

1. Description

La Gestalt s’intéresse particulièrement au contact et à la mise en relation par l’expression des émotions.

Beaucoup d’approches thérapeutiques tentent d’expliquer le psychisme en terme de:

  • sous-ensembles (par exemple: le Ça, le Moi et le Surmoi en psychanalyse),
  • de grilles d’observation comme les trois états du Moi en Analyse transactionnelle (Parent, Adulte, Enfant),
  • de blocages corporels (bioénergie), Rolfing, etc.

Toutes descriptions qui sont, de fait, « statiques ».

La Gestalt-thérapie se situe dans une optique dynamique. Elle s’intéresse au « processus », à l’ajustement permanent entre un individu et son environnement. Cet ajustement est par définition en perpétuel changement.

Le Gestaltiste parle donc de:

  • cycle de contact,
  • d’ajustement créateur,
  • de forme qui émerge du fond,

qui sont autant de termes qui évoquent le mouvement. La Gestalt-thérapie met l’accent sur la prise de conscience du processus en cours dans l’ici-et-maintenant de chaque situation.

La Gestalt est donc à la fois une théorie, avec des outils d’analyse rigoureux, et surtout une psychothérapie, c’est-à-dire une démarche permettant, dans un cadre donné, d’explorer des difficultés existentielles.

Elle intègre, de manière spécifique, un ensemble cohérent de techniques variées, verbales et non verbales, utilisant la parole, l’émotion, le rêve, l’imaginaire, la créativité, le mouvement et le corps.

2. Objectifs

Elle cherche à intégrer cinq dimensions principales : physique, affective, cognitive, sociale et spirituelle (cf. le Pentagramme de Ginger).

Son originalité n’est pas dans ses techniques mais plutôt dans son objectif :

  • augmenter la capacité d’adaptation à des êtres ou des environnements différents,
  • restaurer la liberté de choix.

Elle place le patient comme acteur du changement, et la relation comme moteur de ce changement.

La Gestalt réhabilite le ressenti émotionnel, encore trop souvent censuré par la culture occidentale, en favorisant l’expression. Celle-ci peut se trouver torrentielle aux débuts d’une thérapie et demande donc à être canalisée par un professionnel expérimenté, des cas de décompensation ayant été signalés à ce stade.

3. Particularité : une focalisation sur le processus

Certaines formes de thérapie sont centrées sur le pourquoi et recherchent l’origine du traumatisme. Ce sont des « thérapies de l’amont » qui en cernant la cause (voire en l’extrayant) se donnent pour objectif d’éliminer les conséquences futures. Les conséquences passées étant par nature non éliminables, mais seulement relativisables.

D’autres courants sont des « thérapies de l’aval » : en laissant de côté les origines de nos blocages, ces thérapies cherchent à libérer le comportement, à « déboucher la rivière » et « nettoyer les berges », pour lui permettre de couler plus librement. Les thérapies comportementales (PNL notamment) utilisent cette stratégie.

En poursuivant, la Gestalt est une « thérapie du courant » du « mouvement » : ce qui est important c’est le processus, plutôt que le pourquoi. Cette focalisation sur le processus (qui signifie progrès, marche en avant, en latin), se retrouve dans le vocabulaire gestaltiste :

  • la frontière-contact,
  • une Gestalt inachevée,
  • les ruptures du contact.

Pour la Gestalt-thérapie la difficulté est regardée dans le cadre de l’ici et maintenant ce qui est démarche de thérapie de l’émotion.

4. Bibliographie

MASQUELIER Gonzague (1999) Vouloir sa vie, la Gestalt-thérapie aujourd’hui, Retz, Paris, 148 pages. Publié aux USA : Gestalt therapy, Living Creatively Today, Gestalt Press (2006)

ROBINE Jean-Marie (1994) La Gestalt-thérapie, Bernet-Danilo, Collection Essentialis.

ROBINE Jean-Marie (2004) S’apparaître à l’occasion d’un autre, Etudes pour la psychothérapie, L’Exprimerie, Bordeaux, 252 pages.

GINGER Serge et Anne (1987) La Gestalt, une thérapie du contact. Hommes et groupes éditeur. Paris, 7e édition (mise à jour) : 2003, 550 pages. Traduit en cinq langues.

GINGER Serge (1995) La Gestalt, l’art du contact. Guide de poche Marabout, Bruxelles, 290 p., 8° édition, 2006. Traduit en dix langues.

PERLS, F., HEFFERLINE, R., E., GOODMAN, P., (1979) Gestaltthérapie. Vers une théorie du Self : nouveauté, excitation et croissance, 288 pages, Stanké.

5. Voir aussi